LONDRES (AFP) -- Le président français François Hollande et le Premier ministre britannique David Cameron ont salué jeudi à Londres le nouvel arsenal de sauvetage de la zone euro annoncé par la Banque centrale européenne (BCE).
"Je respecte l'indépendance de l'institution mais je considère qu'elle a agi en conformité au mandat qui lui est confié" en veillant à la "stabilité des prix" et à la "croissance en Europe", a déclaré M. Hollande devant la presse, aux côtés de David Cameron.
La BCE est "plus proche que jamais" de ce que souhaitait le gouvernement britannique "depuis deux ans", a renchéri M. Cameron en rappelant qu'il souhaitait qu'elle se tienne "fermement derrière l'euro" et soutienne "puissamment ses (propres) déclarations par du financement et un plan clair".
"Je pense que nous sommes plus proches de cela aujourd'hui que nous ne l'avons été depuis très longtemps", a-t-il insisté, saluant "chaleureusement ce que Mario Draghi (le président de la BCE) et la BCE ont fait".
La BCE "a été également en cohérence avec ce que nous avons décidé lors du Conseil européen des 28 et 29 juin", s'est félicité pour sa part le président français.
François Hollande a relevé "la possibilité pour les Etats qui en feraient la demande, non seulement d'avoir un soutien qui leur serait apporté par le mécanisme européen de stabilité", le MES, mais aussi de bénéficier d'une "intervention illimitée de la Banque centrale européenne".
D'une manière générale, le président français a estimé que "la France et le Royaume-Uni ne sont pas dans la même situation" à l'égard de la zone euro "mais ont les mêmes intérêts".
"C'est clairement quelque chose d'important pour les pays de la zone euro mais aussi pour des pays comme le Royaume-Uni", dont la zone euro est l'un des principaux partenaires commerciaux, a confirmé David Cameron.
"Nous souhaitons, les uns comme les autres, Français et Britanniques, qu'il y ait des décisions qui soient prises au prochain Conseil européen du mois d'octobre pour que les questions relatives à la Grèce et à l'Espagne" soient "enfin" réglées, a ajouté M. Hollande.
Selon lui, "les Européens sont en train de régler les problèmes qui leur étaient posés depuis trop longtemps et la Banque centrale européenne y contribue utilement", notant qu'elle avait également réaffirmé "l'irréversibilité de la zone euro et donc son intégrité".
"C'est pour la France un élément essentiel car nous partageons pleinement cet objectif", a encore noté le président français qui a de nouveau plaidé pour la mise en oeuvre du "pacte de croissance" décidé par le sommet européen de la fin juin.
François Hollande a appelé les pays européens membres de la zone euro, comme les autres, telle la Grande-Bretagne, à "agir en bonne coordination pour soutenir autant que possible l'activité économique" du continent.