(CercleFinance.com) - Les investisseurs croulent sous le poids des mauvaises nouvelles en provenance du Nord comme du Sud de la zone euro, s'installant dans la déprime.
A la mi-séance, le CAC 40 se replie de 0,4% à 3102,4 points, tandis que le FTSE et le DAX reculent respectivement de 0,8% et 0,7%.
'La zone euro est comme une citadelle assiégée, manquant de moyens pour défendre tous ses bastions. On peut se demander si certaines lignes de défense, déjà bien enfoncées, ne doivent pas être abandonnées, afin de sauvegarder ce qui peut l'être encore', estime Bruno Cavalier, chef économiste d'Oddo Securities.
Pour lui, l'Espagne est un bon exemple. 'On a du mal à voir aujourd'hui ce que cette économie exsangue gagne à être dans la zone euro, et si elle y reste, on a du mal à voir comment elle pourrait rembourser toutes ses dettes. En faisant croire qu'on peut sauver l'Espagne, n'est-on pas en train de gaspiller des ressources qui seraient plus utiles pour soutenir des cas moins désespérés, telle que l'Italie?', s'interroge-t-il.
Pas plus optimiste, Aurel BGC souligne que 'jour après jour, la dégradation de la conjoncture se confirme en zone euro. Après les enquêtes de l'INSEE en France, puis celle de ZEW en Allemagne, les premiers résultats des enquêtes PMI montrent que le risque de récession a sensiblement augmenté, notamment en raison de l'impact des tensions financières sur la confiance'.
Une autre donnée vient alimenter les inquiétudes ce vendredi. Ainsi, le climat des affaires s'est dégradé un peu plus qu'attendu en Allemagne en juin, selon l'indice Ifo qui est ressorti à 105,3 ce mois-ci, contre 106,9 en mai et 109,8 en avril et en mars.
D'autre part, Moody's a indiqué jeudi soir dégrader ses notes sur quinze banques américaines et européennes, dont les trois Françaises Crédit Agricole, Société Générale et BNP Paribas.
Ce soir, l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne se réunissent pour préparer le sommet européen de la fin de semaine prochaine. 'Attention à un possible retard concernant la mise en place du Mécanisme de stabilité européen (MES) qui doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain, en raison de la position de l'Allemagne', prévient Barclays Bourse.
Cet après-midi, les investisseurs seront livrés à eux-mêmes, en l'absence de statistiques économiques des deux côtés de l'Atlantique.
Sur le front des valeurs, Air France-KLM bondit encore de 3,4% à 3,7 euros, suite à la présentation hier d'un plan stratégique visant une amélioration de l'efficacité économique de 20% d'ici fin 2014, via notamment une réduction d'effectifs de 5120 postes.
Thales parvient à se maintenir dans le vert, grappillant 0,2% à 25,3 euros, après avoir indiqué hier soir que la direction générale de l'armement (DGA) du ministère français de la Défense lui avait notifié un contrat portant sur les télécommunications militaires dit CONTACT (Communications numériques tactiques et de théâtre), pour un montant de 263 millions d'euros.
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