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Paris: aime les belles promesses, W-Street + haut qu'en 2011

Date : 27/07/2012 @ 18h59
Source : Cercle Finance

Paris: aime les belles promesses, W-Street + haut qu'en 2011

(CercleFinance.com) - Wall Street accroît ses gains après un entame de séance un peu timide: le Dow Jones prend 1% et re-franchit le seuil des 13.000Pts, au-delà du zénith 2011), le 'S&P' gagne +1,25% à 1.377Pts (record du 19 juillet égalé) et le Nasdaq grimpe de +1,45% à 2.935Pts (à 3% de son zénith annuel).

Après avoir frôle l'abîme de mardi à jeudi matin, la zone Euro attendait un 'signe fort' pour cesser de craindre le pire (et les problèmes du moment sont loins d'être résolus) et à défaut d'action concrêtes, les marchés ont eu droit à une salve de déclarations 'la main sur le coeur' des dirigeants monétaires et politques.

Cela a bien fonctionnée: la machine à tirer les cours a été remise en marche -comme cela se produit souvent le vendredi- et l'on voit les indices progresser au sein d'un canal ascendant d'un parfaite régularité.

Aucune correction intermédiaire et même pas d'hésitation à l'approche des 3.270Pts qui sont franchis sans temps mort... le rouleau compresseur à la hausse a poursuivi jusqu'au coup e cloche final sa montée inexorable, et y compris au-delà des 3.280 sur le CAC40 (résistance majeure à court moyen terme).

La semaine se conclut ainsi sur un gain de +2,3% à Paris (soit un score hebdo inespéré de +2,7%) qui doit tout à la seule 'magie du verbe' de Mario Draghi et désormais du tandem 'Merkhollande' (un communiqué commun reprend pratiquement les termes employés par le patron de la BCE la veille: 'nous ferons tout pour sauver la zone Euro').

La Bundesbank s'est pourtant empressée de tempérer la portée des propos de Mario Draghi en rappelant que l'Allemagne restait opposée à des rachats de dettes par la BCE et que conférer un statut bancaire au MES contrevenait également aux statuts de la BCE.

Les bourses européennes s'offrent une fin de semaine en fanfare (+2,3% en moyenne), dopée par la perspective de mesures de la part de la Banque Centrale Européenne, peut-être dès jeudi prochain.

Madrid s'envole de 3,7% (+5% sur la semaine écoulée) et Milan de +3%, Francfort et Zurich gagnent 1,5% et Londres 0,9%... mais Lisbonne et Amsterdam restent à l traîne (+0,75%) et Wall Street ne cède pas à l'euphorie ambiante avec des gains qui s'étagent entre +0,75% pour le Dow Jones et +1,1% pour le NASDAQ.

Mais les indices US se situent très près de leurs sommets annuels alors que les profits des entreprises US sont en repli par rapport au 1er trimestre 2012 et surtout second 'quarter' 2011 : seule l'anticipation d'un 'QE-3' justifie les niveaux de valorisation actuels (supérieurs à ceux de l'été 2011 en ce qui concerne le 'S&' et le 'DJII').

La question qui demeure posée, c'est de quelle façon les promesses implicites faites aux marchés vont se concrétiser.

'Il serait surprenant que la BCE n'agisse pas jeudi prochain', estimait BNP Paribas CIB, alors que Mario Draghi a tenu jeudi des propos volontaristes face à la crise de la zone euro.

'Nous restons fidèles à notre idée selon laquelle une baisse de taux n'interviendra pas avant septembre, mais il y a des chances d'une décision plus précipitée, que ce soit sous la forme d'un nouveau programme de rachat d'obligations (SMP) ou du provisionnement du MES, une fois que ce dernier sera ratifié', réagissait-on chez Crédit Suisse.

'La nature et l'ampleur des mesures qui seront annoncées détermineront alors la faculté des marchés financiers à poursuivre le rebond initié hier', jugeaient les gérants de Barclays Bourse.

La Réserve Fédérale aussi suscitait des espoirs d'intervention, surtout après l'annonce cet après-midi du ralentissement de la croissance américaine à +1,5% au deuxième trimestre, contre +2% au premier.

Pour l'heure, l'espoir d'une action de la BCE permettait une forte détente des rendements des pays périphériques, en particulier le taux à 10 ans espagnol qui chutait d'une vingtaine de points de base, à 6,70% environ (le '10 ans' italien refluant sous les 6%).

Les statistiques macroéconomiques du jour (PIB inchangé à +1,5M et confiance des consommateurs du Michigan pour juillet) n'ont eu aucun impact sur les cours car elles sont totalement éclipsées par les profession de foi des élites européennes des dernières 48H.

Globalement, le CAC40 se hisse au contact des 3.280Pts (les 220Pts perdus depuis vendredi dernier -soit 7%- ont été repris en 48H, c'est étourdissant) grâce aux valeurs bancaires qui gagnent +5 en moyenne, avec +3,4% sur Crédit Agricole, +4,7% sur BNP-Paribas, +6% sur Sté Générale.

Une douzaine d'entreprises du CAC ont dévoilé leurs résultats semestriels ou trimestriels entre hier soir et ce matin, avec parfois de grosses désillusions à la clé.

Saint-Gobain et Vallourec chutent respectivement de -10,6% à 24,55 euros et de -7,5% à 32,95 euros, dans le sillage de révision à la baisse des objectif 2012.

Inversement, PPR s'envolait de +6,6%, Renault de +6,35% (résultat sauvé par son activité en Asie, sinon pertes en France), Lafarge s'adjugeait +5%, EADS +5,6% à 30 euros, après avoir publié un chiffre d'affaire semestriel de 24,9 milliards d'euros, en progression de 14%, et relevé ses prévisions pour 2012.

Michelin, leader du CAC40, bondissait de +7,75% à 55,16 euros, avec un chiffre d'affaire semestriel de 10,7 milliards d'euros pour un résultat opérationnel de 1,3 milliard en progression de 36%.



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