CAC 40 (EU:PX1) Graphique Historique de l'Index
1 an : De Mai 2012 à Mai 2013

(CercleFinance.com) - Paris termine sur un repli de -0,57% (à 3.157,25Pts) ce qui efface les gains de la veille.
Deux séances pour rien donc et à double titre puisque les volumes -tout comme la tendance- sont aux abonnés absents (2,4MdsE échangés pour la seconde séance consécutive). Le CAC40 a reculé dans le sillage des valeurs du luxe (PPR, LVMH à -3% et plus) et s'inscrit en queue de peloton sur le vieux continent puisque les indices paneuropéens affichent +0,2% (à contrecourant de Wall Street où le Dow Jones cède -0,25% et le Nasdaq -0,5%).
Les places européennes affichent de fortes disparités puisque Milan, Londres et Amsterdam finissent stables, Francfort grappille 0,25% ... et Madrid se détache nettement avec +1%. Les marchés saluent les mesures d'austérité annoncées ce matin par Mariano Rajoy, et notamment la hausse de 3 points de la TVA (de 18 à 21%)qui devrait rapporter 65Mds au cours des 30 prochains mois et éviter à l'Espagne de voir son déficit dériver vers -5,5 à -6% du PIB fin 2012 et sous 5% d'ici fin 2013.
Les investisseurs restent cependant dans l'attente d'avancées significatives dans le processus de résolution de la crise en zone euro (la cours Constitutionnelle de Karlsruhe pourrait retarder, voir remettre en cause la mise en oeuvre du MES). 'Malgré la décision de verser une aide de 30 milliards d'euros pour soutenir le secteur bancaire espagnol ainsi que le prolongement de la date butoir pour la réduction du déficit public de l'Espagne, le marché reste prudent sur les capacités de la zone euro à réduire les coûts d'emprunt problématiques de certains de ses membres', commente un professionnel.
'Le marché s'interroge sérieusement sur la capacité des dirigeants européens à juguler la problématique des dettes souveraines au sein de la zone euro. Les investisseurs se demandent même si le sommet européen a servi à quelque chose tant la situation est à la limite d'exploser', renchérit Saxo Banque. 'Notre inquiétude porte sur la capacité des investisseurs à encaisser un discours plus négatif des entreprises, lors de la publication de leurs résultats, traduisant un ralentissement économique à l'échelle mondiale', indique Barclays Bourse.
'En clair, malgré des cours déjà très déprimés, les valorisations boursières des entreprises pourront-elles faire l'économie d'une nouvelle baisse dans les prochains mois si la conjoncture se dégrade?', se demandent les gérants.
Les opérateurs n'ont pas réagi lors de la publication du déficit commercial américain, lequel s'est réduit comme prévu en mai, à 48,7 milliards de dollars (contre 48,4 anticipé), contre 50,6 milliards de dollars le mois précédent. Selon des chiffres publiés mercredi par le Département du Commerce, les importations de biens et services ont diminué de 1,6 milliard à 231,8 milliards de dollars, tandis que les exportations américaines ont parallèlement augmenté de 0,4 milliard à 231,8 milliards de dollars. Les stocks des grossistes pour mai sont ressortis comme prévu en hausse de 0,3%. Enfin, le compte-rendu du dernier FOMC sera publié à 20h00. 'Les derniers chiffres décevants en provenance des États-Unis devraient fournir davantage d'arguments aux investisseurs tablant sur un QE3, augmentant ainsi l'attention des marchés sur les minutes de la réunion du FOMC', précise un professionnel.
Sur le front des valeurs, EADS chutait de près de 4,7% à 26,92 euros, alors que sa filiale Airbus a du mal à engranger les commandes au salon aéronautique de Farnborough, assez peu prolifique en termes de signatures de contrats. Le secteur du luxe reculait dans le sillage de Burberry's qui chute de -8% à Londres (le britannique annonce une progression de 11% de ses ventes contre 13% attendu après +15% au 1er trimestre 2012) alors que les perspectives de vente en Asie se dégradent, en Corée du Sud et en Chine notamment.
Vinci et Eiffage se repliaient respectivement de -2,58 et -4%, après avoir été dégradés par Aurel BGC, qui invoque un contexte 'difficile et sans visibilité'. A l'inverse, GDF Suez avançait de 0,9%, au lendemain de l'annulation par le Conseil d'Etat d'un gel des tarifs du gaz décidé par le gouvernement Fillon. BNP-Paribas et Crédit Agricole rebondissaient de +1,5%, AXA de +0,8%... et France Telecom s'intercalait avec +1,3%.
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