Les indicateurs américains devraient soutenir les actions à l'ouverture
Eurostoxx 50 2.456,53 points +1,08%
CAC 40 3.480,49 points +0,91%
DAX 30 6.996,29 points +0,71%
FTSE 100 5.834,51 points +0,03%
SMI 6.518,43 points +0,10%
AEX 333,75 points +0,17%
BEL 20 2.370,22 points +0,79%
IBEX 35 7.417,30 points +4,05%
DJIA 13.250,11 points +0,65%
Nasdaq 3.062,39 points +1,04%
S&P 500 1.415,51 points +0,71%
Nikkei 225 9.170,14 points +0,85% (à 07h25)
Cours de change à 06h50
Variation par rapport à la clôture à New York
USD/JPY 79,35 -0,01%
EUR/USD 1,2343 -0,12%
EUR/JPY 97,94 -0,12%
A SUIVRE EN FRANCE
Aucune publication n'est attendue vendredi, que ce soit sur le plan macroéconomique ou du côté des entreprises.
ACTIONS
Les marchés d'actions européens pourraient ouvrir en légère hausse vendredi, les investisseurs prenant note des propos rassurants de la chancelière allemande Angela Merkel sur l'euro et de la publication de statistiques économiques jugées encourageantes concernant l'état de santé de l'économie américaine.
IG Markets prévoit que le CAC 40 ouvrira en hausse de 15 points, à 3.495 points, tandis que le FTSE prendrait 10 points à 5.845 points. De son côté, le DAX est attendu en hausse de 1 point à l'ouverture, à 6.997 points.
"Les investisseurs ont repris espoir de voir l'Espagne faire officiellement une demande d'aide lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro et des gouverneurs de banques centrales le mois prochain", explique Cameron Peacock, analyste chez IG Markets.
Les intervenants attendent le mois de septembre et d'éventuelles décisions de la Réserve Fédérale américaine (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE), selon Richard Perry, stratégiste en chef chez Central Markets, qui estime "que les investisseurs ne veulent pas prendre position avant".
Les contrats à terme de Wall Street évoluent de manière contrastée vendredi. Les indices américains ont gagné du terrain jeudi, après deux séances de stabilité.
Les chiffres des mises en chantier de logements aux Etats-Unis, bien qu'en légère baisse par rapport à juin, ont donné l'image d'un secteur qui se redresse lentement mais sûrement.
"Le marché de la construction de logements neufs est de nouveau sur les rails", estime Patrick Newport, économiste chez IHS Global Insight. "Mais la reprise sera longue. Nous nous attendons à ce que ce rythme lent dure encore pendant environ un an", précise cet économiste.
Les propos d'Angela Merkel ont également rassuré les investisseurs. Au cours d'une visite au Canada, la chancelière allemande a exprimé son soutien à l'action de la Banque centrale européenne (BCE) et a semblé partager la volonté du président de la BCE, Mario Draghi, de faire tout ce qui est possible pour préserver l'euro.
Certains opérateurs ont interprété les propos de la chancelière allemande comme un signe que l'Allemagne commence à accepter l'idée que la BCE procède à des rachats de titres obligataires de pays de la zone euro en difficulté, à condition que ceux-ci remplissent les conditions fixées.
Les marchés asiatiques progressent vendredi, les investisseurs réagissant positivement aux propos d'Angela Merkel mais aussi à une baisse du yen, qui a poussé l'indice japonais Nikkei jusqu'à son plus haut niveau depuis trois mois.
OBLIGATIONS
Les Bunds et les gilts pourraient ouvrir sur une note contrastée vendredi, après avoir limité leurs replis jeudi.
La vente des actifs refuges est une tendance nette depuis quelque temps, mais il s'avère que les emprunts du Trésor américain ont été plus affectés par ce mouvement que les emprunts d'Etat allemands et britanniques. Depuis les propos du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, le 26 juillet, selon lesquels la BCE est prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver l'euro, le taux de l'emprunt du Trésor américain à 10 ans a grimpé de 40 points de base, quasiment deux fois plus vite que ceux du Bund et du gilt à dix ans.
Selon Hicham Hajhamou, responsable des transactions sur les emprunts du Trésor chez Pierpont Securities, le taux de l'obligation américaine à 10 ans pourrait revisiter le niveau de 2%, atteint pour la dernière fois en avril.
Les prix des emprunts du Trésor américain s'inscrivent en hausse vendredi. Ils ont reculé jeudi pour la quatrième séance consécutive et poussé les taux de rendement jusqu'à leur niveau le plus haut en plus de trois mois, le marché prenant en compte un redressement lent mais progressif de l'économie américaine.
Des statistiques économiques encourageantes, ainsi que l'approche attentiste de la Fed, ont quelque peu douché l'espoir que la banque centrale annonce un nouveau programme d'achats obligataires lors de sa réunion de politique monétaire de septembre.
CHANGES
Le dollar gagne du terrain vendredi face à l'euro, porté par les statistiques encourageantes parues jeudi sur le secteur immobilier aux Etats-Unis.
Le nombre de permis de construire délivrés outre-Atlantique a atteint au mois de juillet son plus haut niveau depuis quatre ans et a dépassé les prévisions du marché. Le nombre de mises en chantier de logements est toutefois ressorti en dessous des attentes, s'étant inscrit en recul de 1,1% en juillet, alors que les économistes interrogés par Dow Jones newswires tablaient sur un repli de 0,5% seulement.
Ces statistiques se sont néanmoins révélées suffisamment robustes pour nourrir les espoirs d'un rebond du secteur de la construction aux Etats-Unis.
D'autres indicateurs plus mitigés ont été annoncés jeudi dans le pays. Les premières demandes d'allocations chômage se sont établies à 366.000 la semaine dernière, un nombre conforme aux attentes. L'indice de la Fed de Philadelphie sur le secteur manufacturier, qui a mis en évidence une contraction de l'activité pour le quatrième mois consécutif en août, s'est révélé quant à lui un peu inférieur aux prévisions.
"Les indicateurs ne sont pas assez mauvais" pour que la Réserve fédérale prenne dans l'immédiat de nouvelles mesures pour soutenir l'économie, "mais ils ne sont pas assez bons pour que l'on en déduise qu'il n'y a pas de problèmes du côté de la croissance", déclare Aroop Chatterjee, stratégiste devises chez Barclays à New York. "Tout cela laisse penser que les attentes du marché au sujet d'un nouveau plan d'assouplissement quantitatif sont peut-être trop élevées".
PETROLE
Les contrats à terme sur le pétrole brut sont en repli vendredi en Asie, en raison de prises de bénéfices, les cours ayant clôturé jeudi à leurs plus hauts niveaux en trois mois.
Le risque de nouvelles interruptions de l'offre en mer du Nord, l'aggravation des troubles politiques en Syrie et au Liban et les tensions persistantes liées au programme nucléaire iranien vont probablement soutenir les prix du brut, de même que les propos prononcés jeudi par la chancelière Angela Merkel, qui a déclaré que l'Allemagne était déterminée à faire tout son possible pour préserver l'euro, indique un opérateur basé à Singapour. Celui-ci estime le niveau de support immédiat pour le nouveau contrat sur le Brent à 113 dollars le baril.
A 05h00, le contrat d'octobre sur le Brent coté à l'ICE de Londres cédait 62 cents, à 114,65 dollars le baril, tandis que vers 06h20, le contrat de septembre sur le brut coté au Nymex reculait de 44 cents à 95,16 dollars le baril.